18.09.2009
Chose life
Choose Life. Choose a job. Choose a career. Choose a family. Choose a fucking big television, choose washing machines, cars, compact disc players and electrical tin openers. Choose fixed interest mortgage repayments. Choose your friends. Choose a three-piece suite on hire purchase in a range of fucking fabrics. Choose DIY and wondering who the fuck you are on a Sunday morning. Choose sitting on that couch watching mind-numbing, spirit-crushing game shows, stuffing fucking junk food into your mouth. Choose rotting away at the end of it all, pishing your last in a miserable home, nothing more than an embarrasment to the selfish, fucked up brats you spawned to replace yourself. Choose your future. Choose life.
L'école primaire, le collège, le lycée, la fac. Votre vie est un long fleuve pas toujours tranquille (Jésus reviens, Jé-éésus reviens parmi les tieeens), mais quand même. Vous aviez oublié que vous étiez vieux si vous deviez croiser dans la rue ces personnes qui ont partagé votre scolarité, eh bien vous l'auriez dans le baba parce que même pas en rêve vous les reconnaîtriez. A la limite, ce n'est pas eux que vous reconnaîtriez, mais leurs gosses, qui ont les-zyeux-de-pôpa-le-sourire-de-môman. Mais pôpa et môman, pour vous, ce sont des parents gâteux usés par les nuits à bercer le bébé, point (rhooo le vilain cliché).
Pitain.
Le coup de vieux.
Ouais, un vieux ça bave et ça marche avec une canne, mais ça tape fort.
Bref, je disais, pitain, le coup de vieux. Des gens de mon âge mariés avec des enfants. Alors que c'étaient eux-mêmes des enfants quand je les ai connus.
Pire encore: c'est eux, mais ça aurait pu être moi. GHASP le cauchemar le cauchemar (j'assume).
Chacun son choix, vous me direz. Moi, je suis contente du mien ^^
Je dors douze heures si ça me chante, j'en dors trois si ça me chante. Pas par obligation, mais parce que j'en ai envie. Mon vocabulaire n'est pas trop limité (encore que des fois on peut se poser la question... lol). J'ai un panel assez large de sujets de conversation. Je ne suis pas clouée à la maison quand j'aimerais sortir (encore que... avec un permis ça serait bôôôôcoup plus simple mais ça va bientôt changer). Je ne vire pas schyzophrène: je ne deviens pas deux, ni trois, ni quatre, mais je reste une. Non, mes excentricités, ça compte pas mon égoïsme non plus ^^
Je n'ai pas l'annulaire serré par une bague que je ne pourrai plus enlever dans trois ans parce que mon doigt aura gonflé. Je ne suis pas tenue en laisse. Je ne ramène le nonosse de personne. Si j'ai envie de partir en trekking à Razmakek, je le fais sans avoir à planifier qui-où-quand-comment-puis-pourquoi-déjà-au-fait, j'y vais point, et qui m'aime me suive (Personne, t'es toujours là ? lol). Je n'ai pas besoin de me déguiser en meringue un samedi de ma vie et faire croire à tout le monde, pour l'image sociale, que " *triple sigh* hoooooo c'est *sobbing* le *sobbing*... le... *sobbing* LEPLUBOJOURDEMAVIIIIIIIIIIIE beuuuwaaahhh" alors que tout le monde sait que leplubojourdemavie, c'est le jour où j'ai piqué un fou rire et fait les quatre cents coups avec mes amis parce que c'est tellement con mais tellement drôle. Franchement, avec du recul, leplubojourdetavie, c'est le jour où tu as vu des gens que tu ne voulais pas inviter mais que ta moitié (z'avez vu, vous êtes passé de un à un demi, AFFIRMEZ-VOUS bon sang) a tenu à inviter ? C'est le jour où tu changes ton nom de famille (et pourquoi c'est la fille qui perd son nom, d'abord ? pourquoi c'est pas Personne, après tout il sert à rien, il peut très bien perdre son nom, ce Personne). Et si j'ai envie de me déguiser en chausson aux pommes un jeudi, je fais quoi ? Et quand, avec émotion, vous regarderez les photos dans quelques années, en voyant le marié, vous chantonnerez "le papa pingouin le papa pingouin le papa le papa le papa pingouin s'ennuie sur sa banquiii-iiiiseuuh". Rhooo méchante.

Ces banquets interminables, ces sourires hypocrites, une partie de soi perdue (meeerde j'ai laissé mon bras sur la commode !! et mon orteil ? derrière la porte au fond à gauche), ces prises de tête sur le programme du soir pour finalement passer toutes ses soirées amorphe devant une télé, ce passage au statut de "monsieur" ou "madame", ces choses qui vous retiennent, ces permissions de sortir à demander (attends, je déverrouille la chaîne et je demande à mon mari s'il veut venir, sinon on se fera ça une autre fois et tant pis si je meurs d'enviiiie) alors qu'avant, vous ne vous posiez même pas la question à vous-mêmes, ce coincement dans une routine en fait (j'ai failli écrire "coinçage", manifestement mon inconscient refuse même d'être coincé dans une routine linguistique lol... mais comme la langue évolue, j'ai une très bonne excuse, HA... niark niark). Alors que "mon copain", ça fait déjà plus libre, symboliquement parlant j'veux dire. Pas que j'irais voir ailleurs, je veux juste conserver ma liberté, même quand j'ai un copain. Et faire en sorte qu'il conserve la sienne aussi ^^
Pour moi c'est ça la vie ^^ (je précise que c'est "pour moi" hein, parce que j'ai l'air extrême de Miko quand je m'exprime, mais je ne juge pas les gens qui n'ont pas la même vision que moi, je dis juste pourquoi moi, ma vision est différente)
I chose to choose life.
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